La France émerge comme un acteur clé dans le domaine des robots humanoïdes. Des startups dynamiques conçoivent des machines capables d’interagir avec les humains de manière fluide. Miroki et Miroka, développés par Enchanted Tools à Paris, assistent déjà dans les hôpitaux et les hôtels. Wandercraft, avec son robot Calvin-40, intègre les usines de Renault pour soulager les ouvriers des tâches répétitives. Uma vise les entrepôts logistiques avec des modèles légers et abordables. Ces avancées reposent sur des technologies d’intelligence artificielle open source, comme celles de Hugging Face. Blue Frog Robotics propose Buddy, un compagnon pour les enfants et les seniors. SoftBank Robotics Europe, héritier d’Aldebaran, continue avec Nao et Pepper. Ces robots transforment les secteurs de la santé, de l’industrie et de l’éducation. La production locale renforce l’économie et favorise l’innovation. Avec des investissements croissants, la France pourrait dominer ce marché en pleine expansion.
L’histoire de la robotique humanoïde en France
Les débuts remontent aux années 2000. Aldebaran Robotics, fondée en 2005 par Bruno Maisonnier, marque le paysage avec Nao, un petit robot bipède de 58 cm. Ce modèle excelle dans la reconnaissance vocale et les mouvements naturels. Utilisé dans les écoles pour enseigner la programmation, Nao participe aussi à des compétitions comme la RoboCup. En 2012, SoftBank rachète l’entreprise, qui devient SoftBank Robotics Europe. Pepper, lancé en 2014, mesure 1,20 m et détecte les émotions humaines via des caméras. Déployé dans les magasins et les aéroports, Pepper guide les clients et collecte des données.
Les pionniers et leurs contributions
Bruno Maisonnier pose les bases avec une vision centrée sur l’interaction humaine. Nao évolue vers des applications médicales, aidant les enfants autistes à développer des compétences sociales. Pepper intègre des algorithmes d’apprentissage pour s’adapter aux environnements. Ces robots posent les fondations pour les générations suivantes. Des chercheurs du CNRS et de l’Inria collaborent sur des prototypes, comme iCub, un robot open source pour étudier la cognition.
Les startups qui façonnent l’avenir
Enchanted Tools se distingue avec Miroki et Miroka. Ces robots roulants portent jusqu’à 3 kg et se déplacent à 3,2 km/h. Présentés à VivaTech 2023, ils assistent le personnel médical en transportant des plateaux. Lauréats de French Tech 2030, ils prévoient 500 unités d’ici 2025. Leur design inspiré des contes de fées rend les interactions ludiques.
Uma et ses robots pour l’industrie
Uma, créée par Rémi Cadène et Simon Alibert, développe des humanoïdes légers pour les usines. Inspirés par LeRobot de Hugging Face, ces modèles automatisent les tâches en entrepôts. Un version mobile avec deux bras gère l’assemblage, tandis qu’un bipède navigue dans des espaces complexes. Uma cible un coût inférieur aux concurrents chinois, avec une production européenne.
Wandercraft et l’intégration chez Renault
Wandercraft fournit Calvin-40 à Renault. Ce robot bipède effectue des squats et manipule des outils. Déployé en 2025, il réduit les risques pour les ouvriers sur les chaînes de montage. Cette collaboration marque une première en Europe pour l’usage industriel d’humanoïdes.
Blue Frog Robotics et les compagnons domestiques
Blue Frog Robotics lance Buddy en 2014. Ce robot sur roues mesure 56 cm et interagit via un écran tactile. Il surveille les maisons, raconte des histoires aux enfants et rappelle les médicaments aux seniors. Intégré à l’écosystème IoT, Buddy se connecte aux appareils domestiques.
Applications pratiques des robots humanoïdes
Dans la santé, Miroki transporte des médicaments dans les hôpitaux, libérant les infirmiers pour des soins directs. Pepper divertit les patients en maisons de retraite. L’industrie bénéficie de Calvin-40 pour des tâches physiques intenses. L’éducation utilise Nao pour des ateliers de codage. Le commerce emploie Pepper comme assistant client.
- Santé : assistance au transport et compagnie pour les patients.
- Industrie : automatisation des chaînes de production.
- Éducation : enseignement interactif de la programmation.
- Commerce : accueil et guidance des clients.
- Logistique : gestion des stocks en entrepôts.
Perspectives et défis pour la France
La France investit dans la robotique via des programmes comme France 2030. Des partenariats entre startups et grands groupes accélèrent le développement. Pourtant, la concurrence chinoise et américaine pousse à innover rapidement. Les questions éthiques sur l’emploi surgissent, mais les robots créent aussi des postes en maintenance et programmation.
Comparaison des principaux modèles
| Robot | Entreprise | Application principale |
|---|---|---|
| Nao | SoftBank Robotics Europe | Éducation et thérapie |
| Miroki | Enchanted Tools | Santé et hôtellerie |
| Calvin-40 | Wandercraft | Industrie automobile |
| Buddy | Blue Frog Robotics | Domestique et surveillance |
Ce tableau montre la diversité des approches françaises. Nao reste un classique éducatif, tandis que Calvin-40 cible l’industrie lourde. Miroki innove dans le service, et Buddy s’oriente vers le foyer.
L’impact économique
Les exportations de robots boostent l’économie. Enchanted Tools vise l’international avec ses modèles. Uma prévoit une production à grande échelle pour concurrencer l’Asie. Renault gagne en compétitivité grâce à Calvin-40. Ces initiatives créent des emplois qualifiés en IA et mécanique.
La robotique humanoïde française évolue vite. Des prototypes comme ceux d’Uma intègrent l’IA pour des apprentissages autonomes. Les chercheurs explorent des peaux sensibles pour des interactions tactiles. Avec des financements publics, la France pourrait produire des milliers d’unités annuelles. Les collaborations avec l’Europe renforcent cette position. Les robots deviennent des partenaires quotidiens, transformant la société.

